Focus sur : Virginie Fontaine

O2A : Bonjour Virginie, bon alors, dites-nous tout !

Bonjour ! Je suis Virginie. Je vis et travaille en région parisienne. J’ai le cœur tourné vers la Bretagne depuis plus de 20 ans. J’ai surtout la chance d’y venir très régulièrement. C’est l’oxygène nécessaire à la survie de toute ma petite famille.

 

Mon parcours professionnel m’a longtemps paru décousu. J’ai d’abord été journaliste dans la presse écrite régionale avant de tout plaquer pour entrer au service d’une collectivité territoriale. Je travaille aujourd’hui dans une direction petite enfance, qui comporte plus de 300 agents.

 

J’ai pour mission d’accompagner les directrices d’établissement dans leur projet et surtout dans ceux qu’impulse la collectivité. Je suis très présente sur le terrain pour les aider à faire passer des messages, pour travailler leur organisation et leur management des équipes. Le volet RH est très important : recrutement, discipline, formation, projet professionnel.

 

C’est d’ailleurs comme ça que je me suis rendue compte qu’il y avait un fil rouge, dans mon parcours professionnel. La relation à l’autre. Quand j’étais journaliste, j’ai toujours voulu travailler en presse régionale, pour être proche des gens et sur le terrain. Et c’est la même chose qui m’anime dans ma collectivité. Je n’ai pas franchement le profil de l’hyper administratif et je passe ma vie avec mon cahier et mon crayon à essayer de comprendre l’autre pour restituer son ressenti à d’autres personnes.

 

L’écriture fait partie de moi et j’ai toujours un ou plusieurs bouquins à portée de main. Je lis de tout y compris de la littérature jeunesse, vraiment fascinante lorsqu’elle est bien faite. J’ai écrit des contes pour enfants et je suis entrain de boucler un projet de nouvelles. Après les avoir fait lire à des lecteurs très variés, bibliothécaires et libraires, je suis décidée à montrer mon travail à des éditeurs.

 

O2A : En fait, ce serait peut-être plus à vous de tenir cette rubrique “Portraits” sur notre site ! Et sinon pour en venir à Avalonys, quel rôle tenez vous dans le projet ?

Pour le moment, je donne des coups de main sur des outils de communication. Je réécris des textes issus de présentations professionnelles, pour en faire des documents à destination du grand public.

 

Je participe à la réflexion sur le développement culturel, avec d’autres associés. Il y a mille choses à faire et à imaginer. Mais là où je me sens le plus à l’aise, c’est dans le développement de projets de proximité.

 

Pour moi la culture est un moyen d’aller à la rencontre des autres, de rester curieux et de se frotter à des gens qui n’ont pas la même vision que moi. C’est aussi un outil formidable pour fédérer des publics et créer des synergies.

 

Mettre en connexion des personnes qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble, c’est vraiment intéressant. Et quand ça marche, ça fait des choses magnifiques.

 

O2A : C’est bien ce qui nous rassemble autant en Bretagne et qui nous rend fier d’être breton : notre culture ! Mais du coup, comment avez-vous eu l’opportunité d’intégrer le projet ?

Au départ, c’est une histoire d’amitié. Je connais Marie Dégardin depuis très longtemps. Lorsqu’elle a intégré l’équipe d’Enez Aval, je lui ai demandé de me présenter Aurélien Loro, le porteur de projet. Je trouvais son idée complètement dingue et je voulais voir en vrai le gars qui était capable de porter ça à bout de bras.

 

Marie avait juste dit à Aurélien que j’écrivais. Aurélien m’a proposé de relire le synopsis qu’il avait commencé à écrire. Ce texte pouvait servir de base au premier projet éditorial : une série de 5 romans, qui doivent être écrits par James Herbert Brennan. J’ai retravaillé le texte sur le fond, en faisant des propositions sur les personnages ou le déroulement des scènes. J’ai également fait quelques propositions de réécritures sur certains passages. Au final, Aurélien m’a demandé de réécrire le synopsis, tout en gardant son idée d’origine bien sûr. Je n’avais jamais écrit de fantasy et franchement je me suis éclatée.

 

J’ai d’ailleurs une ou deux idées de synopsis qui pourraient mettre en scène des personnages évoluant dans les différents espaces du parc. Les visiteurs pourraient aussi venir dans le parc pour se promener dans les mondes traversés par leur personnage favori. J’imagine bien des histoires pour les enfants de 9-12 ans, qui commencent à se débrouiller en lecture, ou alors pour les ados avec des choses plus trashs, comme ils apprécient beaucoup.

 

O2A : Donc le parc racontera une histoire au visiteur ! Il faudra nous en dire plus à la réunion ! Bon, pour ce qui est de l’aspect du projet qui vous tient à coeur, on l’aura compris, c’est :

Le développement culturel et pédagogique. Comme je l’ai dit plus haut, je crois à la culture comme vecteur de communication et d’échanges entre les gens.

 

Il y a un nombre incalculable de produits ou de projets qui peuvent être développés. La matière est gigantesque : La Bretagne, Arthur, le parc, l’imaginaire fantastique… Le tout associé aux nouvelles technologies… C’est exponentiel !

 

O2A : Et pour finir ce portrait, la dernière et traditionnelle question : quel lien/attachement avez-vous avec le patrimoine breton et l’univers du roi Arthur ?

Je ne suis pas une spécialiste de la légende arthurienne, loin de là. Mais j’ai 10 ans dans la tête, je ne sais pas si ça peut aider !

 

Plus sérieusement, je suis très attachée à la Bretagne, bien que je n’y ai aucune racine. J’y viens très souvent et le petit coin des Côtes d’Amor où j’ai posé mes valises est le seul endroit où je me sente chez moi.

 

Je ne l’explique pas, c’est comme ça. J’ai besoin de venir renifler la mer régulièrement. Et tous les jours, je me dis que j’ai de la chance.

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