Focus sur : Marie Dégardin

O2A : Bonjour Marie! Peux-tu nous parler un peu de toi ?

Originaire du Nord de la France, je me suis beaucoup déplacée en France pendant mes études pour m’installer finalement il y a maintenant 18 ans, là où j’avais eu un coup de cœur … en Bretagne ! (emplois à Lorient puis sur la Côte de Granit rose).
Née dans une famille d’enseignants, attachée à la pédagogie, à l’environnement, et aux sciences en général (mon père était professeur de technologie), j’ai toujours aimé comprendre comment fonctionne le monde qui nous entoure (du fonctionnement du corps humain, au phénomène des marées, en passant par le process de fabrication des circuits imprimés !). C’est pourquoi je me suis orientée vers les métiers de la vulgarisation scientifique auprès du grand public et des publics scolaires surtout, tout en m’intéressant à la formation des jeunes et aux métiers de demain.

Diplômée récemment d’une licence en Droit, Management, RH, Économie, Gestion dans le cadre d’une formation dispensée par le CNAM, j’avais préalablement acquis une formation universitaire scientifique et pédagogique au travers d’une licence professionnelle “Médiation Scientifique”.

En effet, j’ai forgé mon expérience professionnelle dans des CCSTI, Centres de Culture Scientifique, Technique et Industrielle, labellisés Science et Culture, Innovation par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche :

  • Tout d’abord Médiatrice Scientifique au CCSTI de Lorient, j’étais en charge de la création, du développement et de la promotion d’outils pédagogiques à bord du navire océanographique “La Thalassa”. J’ai été réquisitionnée par la Préfecture pour la coordination et la gestion d’une centaine de bénévoles à Lorient lors de la marée noire de l’Erika.
  • Puis coordinatrice logistique au CCSTI des Côtes d’Armor ArmorScience, j’ai managé les équipes des antennes de Brest (Université de Bretagne Occidentale) et de Ploufragan (Espace Sciences et Métiers), piloté les projets et mutualisé les moyens humains et financiers.
  • Je deviens par la suite Directrice d’ArmorScience, où je mets en application les décisions du Conseil d’Administration du CCSTI, prends en charge la gestion administrative, juridique, comptable et engage la structure sur des projets ambitieux de territoire soutenus par des montages financiers spécifiques : COM, CPER, FEDER, Investissement d’Avenir (Grand Emprunt).

Depuis plus de 15 ans, à travers ces différentes expériences de terrain, j’ai donc tissé en Bretagne des liens avec les associations, les entreprises, les universités et les collectivités locales, territoriales et nationales.

Et sinon, je suis très sportive depuis toujours (natation, course à pied, escalade, équitation, danse) et apprécie surtout les activités au grand air sur la côte (balades, trails).
J’aime les grandes veillées en famille et/ou entre amis, les jeux de sociétés, la lecture (de la BD aux romans), écouter de la musique, et découvrir des lieux que je ne connais pas.
Je suis particulièrement intéressée par les cultures régionales et leur patrimoine associé que j’aime aller découvrir sur le terrain !

O2A : Un parcours très enrichissant ! Et actuellement, quel est ton rôle dans le projet du parc Avalonys ?

Je suis à la fois actionnaire et Directrice générale de SAFEA, la Société des Actionnaires Fondateurs d’Enez Aval qui regroupe 27 associés aujourd’hui.
Nous avons tous ensemble investi 500 000 € afin d’aider au financement du projet de parc Avalonys de la société Enez Aval et apportons respectivement nos savoir-faire et réseaux.

En 2016, je mets bénévolement mes compétences à plein temps au service de ce projet et depuis mars 2017, je suis salariée d’Enez Aval en tant que Responsable Communication.
C’est un bien grand énoncé de poste pour réunir en fait différentes missions ! Je m’occupe à la fois des relations extérieures institutionnelles (publiques, privées), des partenariats à mettre en place, de la coordination des projets, de l’animation-information au sein de notre réseau d’associés, et de la gestion administrative, comptable, juridique.
A l’heure actuelle, la petite équipe de salariés (3) que nous composons nous oblige à être sur tous les fronts et à ne pas compter nos heures pour mener ce projet ambitieux !

O2A : Comment as-tu eu l’opportunité d’intégrer le projet?

Lorsque j’étais Directrice d’ArmorScience, nos bureaux étaient situés dans le même bâtiment que ceux d’Enez Aval. Je croisais donc régulièrement « dans les couloirs » Aurélien Loro (Président d’Enez Aval) et Kim Martin (à l’époque déjà associé).

Je savais qu’ils travaillaient sur un projet mêlant les nouvelles technologies et la matière culturelle de Bretagne, mais ça m’avait l’air bien secret ! En 2016, suite à la validation du diplôme obtenu avec le CNAM, je rencontre Aurélien en ville et nous échangeons sur nos projets respectifs.

Quelques jours ensuite, après concertation avec ses associés en place, il me rappelle pour me proposer une présentation de son projet.

Je découvre alors l’ambition d’Avalonys et décide de rejoindre l’équipe d’associés en place (12 à l’époque ! Je suis la treizième et la première femme !) et de mettre pendant 1 an bénévolement mon temps et mes compétences au profit de ce projet en phase d’amorçage.

O2A : Quel est la facette du parc que tu souhaiterais nous présenter plus spécifiquement ?

Même si aujourd’hui mon poste à Enez Aval est plutôt administratif-relationnel, je n’oublie pas ma formation initiale et ai été séduite par le challenge que propose Avalonys de mêler le culturel, le patrimoine d’un territoire et les sciences à travers les nouvelles technologies.

On a trop longtemps éloigné Sciences et Culture : le divertissement est un levier fort pour montrer leur complémentarité ! Oui, on peut intéresser nos jeunes au patrimoine culturel matériel et immatériel qui fait l’identité d’un territoire en s’appuyant sur les outils, les supports qu’ils utilisent dans leur quotidien (smartphone, tablettes etc…).

Avalonys est le parc de demain, un parc d’un nouveau genre qui à travers la façon dont il sera pensé et conçu sur ses divers volets, proposera une expérience innovante et un fonctionnement intelligent et durable tout en développant de nouveaux usages, formations et métiers de demain.

Les acteurs économiques ont pour moi aujourd’hui une véritable responsabilité sociétale sur les questions environnementales, sociales, et culturelles qui doit se refléter dans une gestion prévisionnelle des compétences et des emplois offerts aux jeunes d’aujourd’hui et de demain.

Le parc Avalonys proposera des visites connectées ou non connectées et je souhaite dans l’évolution de mon poste au sein d’Avalonys m’intéresser plus particulièrement aussi à la mise en place d’une visite pédagogique « en coulisses » au cours de laquelle le visiteur pourra comprendre le fonctionnement du parc, de sa conception à la façon dont ses flux et ses ressources sont gérés jusqu’à la découverte des équipements, process et technologies liées au volet numérique du projet (réalité augmentée et virtuelle, Data Center, Cyber-sécurité etc…). Cette visite coulisse sera donc l’occasion d’apprécier la pertinence d’Avalonys dans son fonctionnement et de découvrir les nouveaux savoir-faire et nouveaux métiers de demain.

O2A :  Alors, Marie, toi,”la bretonne d’adoption”, qu’est-ce qui te lie au patrimoine breton et à l’univers du roi Arthur ?

Comme indiqué ci-dessus, je ne suis pas originaire de la Bretagne. Pour autant, je me suis toujours beaucoup intéressée aux particularités, à la culture, au patrimoine, aux histoires et légendes qui créent l’identité d’un territoire, d’une région. Mon attachement pour la Bretagne vient de son authenticité, à travers la réunion de nombreux traits de caractère spécifiques à cette Région.

Son positionnement géographique ouvert sur la mer donne de l’ambition ; les bretons forment par ailleurs un peuple soudé, engagé, audacieux et tenace dans ses projets, ses combats. Bien sur, sa culture, sa musique, ses danses, sa gastronomie, sa langue régionale, ses traditions, son patrimoine… représentent une matière très riche qui nourrit l’imaginaire depuis des siècles.

On retrouve ces composantes sur d’autres territoires mais je reste persuadée que l’univers breton reste un univers à part car l’identité régionale de la Bretagne est très forte : elle est connue et reconnue au-delà des frontières nationales et reste à travers le temps un vivier d’inspiration puissant pour tous les arts grâce à ses légendes et ses créatures fantastiques. L’univers arthurien est certes le plus connu et le plus médiatisé, mais il existe aussi sur le territoire d’autres histoires et contes, des légendes orales même, à faire (re)découvrir.

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